Breaking News
Home / La Une du jour / Graves et troublantes révélations sur la gestion Emmanuel Tiando 325 millions Fcfa offerts aux membres de la Cena pour truquer les élections

Graves et troublantes révélations sur la gestion Emmanuel Tiando 325 millions Fcfa offerts aux membres de la Cena pour truquer les élections

Les actes de mauvaises gouvernances prennent parfois des formes insoupçonnées. Celles qu’évoque cette correspondance du dernier Ministre d’Etat chargé de l’Economie et des Finances du régime Yayi est l’une des plus prodigieuses…
Nous sommes au lendemain des législatives de 2015 au Bénin, et le 26 octobre plus précisément. Le Ministre d’Etat chargé de l’Economie et des Finances M. Komi Koutché par note (N° 5357 MEFDP/DC/SG/DGB/DEBSDCNR/DDT) informe le Président de la Commission Electorale Nationale Autonome (CENA) d’une bien curieuse nouvelle. Cette correspondance dont l’objet affiche « Fonctionnement de la Commission Electorale Nationale Autonome », annonce ce qui suit : « Dans le cadre de l’objet ci-dessus cité, j’ai l’honneur de vous notifier qu’une provision de neuf cent soixante-treize millions trois cent quatre-vingt-quinze mille huit cent soixante-six (973 395 866) Francs CFA est constituée par mes services techniques compétents au profit de la CENA dont Trois cent vingt-cinq millions pour des dépenses de souveraineté et répartie ainsi qu’il suit :
Président : 100 000 000 francs CFA
Membres (4 personnes) 200 000 000 à raison de 50 000 000 F CFA par personne
Sécrétaire Exécutif : 25 000 000 »
Voilà les faits qui interpellent tous ceux qui sont préoccupés par la gestion efficiente des ressources publiques. Au regard de ce qui précède, l’on n’est en droit de se poser plusieurs questions. La première question qui vient à l’esprit quand on a fini de lire cette correspondance est de savoir si les sommes évoquées ont été effectivement versées aux commissaires ? Si oui, sur quelle base juridique ? Lorsqu’on sait que les membres de la CENA ont des avantages significatifs avec des traitements qui avoisinent 2 500 000 FCFA pour le président et la vice-présidente de l’institution, des rétributions dans le même ordre pour les membres, une assurance santé, des dotations, primes et indemnités diverses, du personnel domestique à disposition, qu’est-ce qui pourrait justifier une telle fantaisie financière ? Certes, l’organisation des élections engendre des coûts dont certains sont rangés dans les dépenses de souveraineté assumées par le budget national. Mais alors, en quoi la gratification à titre personnel et après coup de commissaires chargés de l’organisation des élections peut-être assimilée à des dépenses de souveraineté ? Si on s’en tient à la clé de répartition définie par le Ministre d’Etat Komi Koutché, une différence de plus de 600 000 000 Francs CFA s’observe. On est légitimement curieux de savoir à quoi a servi ce paquet de millions ? Le Bénin est l’un des pays de l’Afrique de l’Ouest où la croissance exponentielle du coût des élections (et notamment la part contributive de l’Etat) constitue une grande préoccupation et inspire depuis des années, de sérieuses craintes pour l’avenir. Des études et rapports l’attestent. Cela amenait déjà à s’interroger sur la pertinence de la gestion financière des élections par la CENA. A titre d’illustration, l’organisation d’au moins quatre élections sur le quinquennat 2001-2006, a coûté un peu plus de 23 milliard de F CFA, au trésor public. Le même nombre d’élection sur la période 2006-2011 est revenu au-delà de 30 milliards, selon une compilation de la fédération des syndicats des travailleurs de l’administration des finances. Ce montant n’intègre pas les milliards sans nombre engloutis dans la Liste Electorale Permanente Informatisée (LEPI). Cette tendance haussière du coût des élections ne s’est pas inversée sur le quinquennat 2011-2016. Ce genre de largesse débridées n’en serait-il pas l’une des semelles ?OL% ? Quand on se souvient qu’aux lendemains de ces législatives, une crise interne à la CENA, d’une ampleur inhabituelle a conduit à la destitution du Coordonnateur du budget à qui ses collègues reprochaient une gestion solitaire et hermétique , n’est-on pas au moins autorisé à se demander si ceci ne justifiait pas cela ? Sur ce sujet de grande préoccupation, le président de la CENA avait tenu le 19 août 2015, un point de presse pour éclairer l’opinion publique sur les motifs de la destitution de Coordonnateur du budget Freddy Houngbedji. Entre autres raisons, Emmanuel Tiando, avait évoqué un dépassement de 3 milliards 600 millions de Francs CFA du budget des élections législatives, municipales, communales et locales. Qu’a-t ’-on fait de ce cas de mauvaise gestion marquée « De graves irrégularités et de nombreuses incohérences dans la mise en œuvre des budgets successifs : coûts de réalisations excessifs et non justifiés, dépassements significatifs pour la plupart des commandes que le bureau Exécutif et la plénière n’ont jamais autorisés… » ? Toutes ces anomalies étaient pourtant dénoncées par la CENA elle-même dans le rapport d’exécution des budgets de ces deux scrutins. Face à ces nombreuses questions sans réponses, le procureur de la République devrait au moins se saisir du dossier de cette insolente et outrageante générosité indue qui frise au mieux un détournement déguisé de ressources publiques sinon de la délinquance financière, et en tirer au besoin toutes les conséquences que suggère la loi.
Jean-Jacques DOSSOUVOU

Mauvaise gestion des établissements scolaires
Plusieurs millions de frais d’exonération des filles détournés au lycée technique d’Akassato
(L’intendant accuse le proviseur)
Le scandale annoncé au lycée technique d’Akassato dans la dernière parution connait un nouveau rebondissement. D’après plusieurs enquêtes les sources du journal paraissent fiables et les langues se délient pour l’aboutissement de la vérité. En effet, comme dans la parution précédente, les responsables du lycée technique d’Akassato ont fait main basse sur les frais d’exonération des filles du second cycle pour le compte de l’année 2016-2017. Après la dénonciation pour l’éclatement de la vérité, l’ancien intendant reconnait que lesdits frais n’ont pas été remboursés conformément aux dispositions prévues. Il affirme avoir arrêté les états financiers avant son débarquement. Il s’étonne du mutisme des nouveaux responsables qui visiblement n’ont pas voulu rétrocéder les frais d’exonération des filles. Après investigation, le nouvel intendant refuse de payer ces frais qu’il n’a pas retrouvés dans les comptes du lycée. Malgré les injonctions du proviseur, le nouvel intendant refuse de payer puisqu’il affirme ne pas savoir sur quelle ligne budgétaire il va opérer ce décaissement. Ce dernier demande au proviseur de rembourser les millions. C’est dans cet imbroglio que végète les filles du lycée technique d’Akassato. L’on se demande encore où sont passés les frais d’exonération des filles pour le compte de l’année 2016-2017. Quand on connait la compétence et la probité du ministre Mahougnon Kakpo ; l’on est sûr que d’ici peu, des demandes d’explications seront données pour qu’enfin la lumière soit faite sur cette mascarade.

A propos Journallindependant1

Check Also

La Une du mercredi 3 octobre 2018

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *