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Législatives 2019 dans la 8e circonscription électorale : quand le bilan social de Gbadamassi le plébiscite

Seuls quelques cadres aigris et hargneux font croire le contraire et se donnent de faux espoirs_

Au total quatre sièges seront pourvus a l’issu des législatives de 2019 dans la huitième circonscription électorale. Une circonscription qui regroupe Parakou, Tachaoutou, N’dali et Perere. Depuis bientôt quinze ans, le député Rachidi Gbadamassi a toujours su tirer son épingle du jeu en obtenant son cesame pour l’Assemblée. Mais ces dernières années le débat s’est accentué sur la question de sa réélection en raison de ses prises de position souvent controversées. Certains estiment qu’il n’a pas souvent été fidèle dans ses choix politiques. Allusion faite à la présidentielle de 2016, au cours de laquelle il s’est éloigné très vite de l’ex chef de l’État, fustigeant le choix de Zinsou pour être le porte flambeau de la mouvance présidentielle. En bon visionnaire politique il a prédit l’échec de ce candidat, toute chose qui s’est confirmé au terme de l’élection en question. Après les joutes électorales, Rachidi Gbadamassi qui a soutenu a juste titre le candidat Ajavon, a décidé d’accompagner Talon dans sa vision de rupture. Cette option plutôt salutaire n’a pas cependant rencontré l’assentiment d’une certaine couche de son électorat en l’occurrence l’élite. Elle estime que la méthode Talon est aux antipodes de celle de l’ancien président qui faisait du social tête baissée avec son corolaire de favoritisme, de népotisme et de politisation à outrance des question de développement. Cette frange d’intellectuels aurait souhaité que Gbadamassi fasse de l’opposition pour espérer que ses critiques accrochent le Président Talon ce qui fera gagner assez de projets à la commune de Parakou et à la huitième. L’homme , en politicien bien averti n’a pas prêté flan à ce jeu de quelques populations. Et c’est justement ce qui lui vaut toutes les critiques les plus acerbes qu’il essuient au quotidien dans l’opinion locale que nationale. Ces derniers sont prêts à jurer sous tous les toits que le Buffle du Borgou tel qu’on le surnomme ne franchira plus les marches de l’hémicycle en 2019. Pour la plupart, ils n’ont pas digéré la défection spectaculaire de Gbadamassi lors de la dernière présidentielle. Cette défection a infligé une défaite singlante aux Fcbe. Ils donnent tous rendez-vous au député à ces élections. Mais on peut être contre le lièvre tout en reconnaissant qu’il sait courir. C’est ce petit détail qui échappent à ces cadres qui en veulent à mort à Rachidi Gbadamassi pour ne leur a pas permis de réaliser leur rêve, celui de poursuivre la politique dite du changement au sommet de l’Etat. Mais c’est mal connaître la carte géopolitique ainsi que la mentalité des populations de Parakou et des autres communes de la huitième. Elles ont été moins ingrates sur le plan politique surtout à l’endroit des politiques qui font du social et qui sont proches d’elles. Et en la matière, Rachidi Gbadamassi en a fait son credo. Dans le domaine sanitaire il s’est imposé avec des millions de matériels médicaux et consommables sanitaires aussi bien au Chud-Borgou que dans les formations sanitaires des autres communes qui composent la huitième. Sur le plan de l’éducation, il a octroyé des milliers de bourses d’études, encouragé l’émulation au sein des apprenants des écoles lycées et collèges et financé la construction d’infrastructures au profit de plusieurs établissements. Sur le plan de lhygiene et de l’assainissement, il a fait construit dans plusieurs quartiers populeux de Parakou, des latrines publiques, des caniveaux ainsi que des puits publiques à grands diamètres dans les zones où l’eau demeure une denrée rare. Dans la seule commune de Tchaourou, les forages érigés et mis en service récemment sont estimés a plus de 30.000.000 de nos francs. En ce qui concerne les loisirs et sports Rachidi Gbadamassi a soutenu depuis des années les grandes équipes de football ainsi que les petits clubs en équipements de dernière génération. Il a également financé l’aménagement de plusieurs aires de jeu et l’organisation de tournoi de divertissement pendant les vacances. Des maisons de loisirs et de regroupement de jeunes construits dans Tchaourou à Perere, à N’dali et même à Parakou dont la plus récente est la maison des jeunes de Camp Adagbe dans le premier arrondissement totalement achevée et en attente d’être inaugurée pour le bonheur des jeunes. Ses oeuvres de générosité sont aussi allées à l’endroit des religions de tous ordres. Que ce soit la communauté musulmane, chrétienne catholique, les célestes ou encore les religions endogènes, elles ont reçu le plus souvent de considérables appuis de la part du parlementaire qui a dédié ses mandats à l’Assemblée au bien être de ses électeurs. Ses nombreuses sollicitudes à l’endroit des têtes couronnées ont fait qu’en pays bariba, l’empereur de Nikki a fait de lui le Sunon Buku Sura, Buku Kera ( le roi qu’on ne peut vaincre). Le peuple baatonou étant un peuple fidèle et reconnaissant lui retournera à coup sûr l’ascenseur en temps opportun. Même si l’ancien Président Boni Yayi se présentait aux législatives dans la huitième contre Gbadamassi, ce dernier risque de rafler trois sièges sur les quatre.
Et il le dit si bien quand il en a l’occasion à travers sa célèbre phrase :  » je suis un produit du peuple et je vis pour le peuple « . C’est un bilan social lourd qui impactent directement les couches les plus vulnérables. Et c’est là que réside le secret de l’homme qu’il sera difficile de détrôner. Sa politique est basée sur le concret et le pragmatisme, ce qui lui a valu sa réélection consécutive au parlement. En 2007 en dépit de tout l’arsenal déployé par Boni Yayi alors chef d’Etat et ses partisans, Rachidi Gbadamassi a pu s’en sortir et est retourné au parlement. Il tout de même fait preuve de sagesse dans toutes ses actions en déclarant souvent « je ne suis pas éternel, je partirai un jour » conscient qu’il sera un jour à la touche mais pour le moment sa base à encore besoin de lui au palais des gouverneurs. D’ailleurs sur cinq Parakois, vrais électeurs interrogés, quatre sont pour sa réélection car pour ces citoyens, ils préfèrent un développeur à un député bureaucrate qui déménage à Cotonou ou Porto Novo une fois élu.

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